Une déclaration, ma déclaration

Pour une fois je vais être à l’heure pour le défi d’Agoaye. En effet, cette semaine elle nous proposait de travailler sur le thème « Oser » : oser embrasser quelqu’un, oser parler à quelqu’un avec qui on en a pas l’habitude, oser inviter quelqu’un à dîner pour la première fois. J’ai essayé toutes ces choses et j’ai fait chou blanc, tant pis, c’est juste reporté ^^ Du coup, je me suis attelée au thème de l’écrit qui aurait pu s’intituler « oser dire » J’ai écrit comme demandé ma déclaration. Elle est sous forme de lettre car c’est un modèle que j’affectionne particulièrement, mais de quoi, je n’en suis pas sûre ou plutôt je ne suis pas sûre de comment elle peut être comprise, mais je vous la livre ici tout de même.

Ma déclaration

Chou,

C’est surement bête et peut être même pathétique mais aujourd’hui tu n’es pas là et tu me manques. Nos conversations légères me manquent, parler de l’univers parallèle, du ciel, du chien, te poser milles questions et découvrir tes réponses me manque. Tu me manques et du coup je t’écris des lettres que tu ne liras pas, car écrire c’est encore ce que je fais de mieux.

Je sais que je t’ai dit que je voulais une relation simplement amicale, mais mes sentiments à ton égard sont… compliqués comme tu dirai. « C’est compliqué » voilà ta réponse universelle, comme pour me dire « je ne te rejette pas » tout en me gardant tellement loin. A vrai dire, j’ai bien du mal à te lire : j’ai tantôt l’impression d’être face à l’homme le plus gentil de la Terre, quand tu passes juste pour un bonjour et que tu restes 5 minutes pour savoir comment je vais, et me rassurer, ou quand tu réponds à mes questions idiotes sans jamais broncher ; et tantôt face à Robocop, sans émotions, qui fait des phrases courtes, qui me donne foncièrement l’impression que je te saoule prodigieusement mais que tu n’oses pas me le dire. Je n’aime pas Robocop, saches le.

Je sais, tu vas me dire que c’est compliqué, ta situation la mienne, la vie, l’univers. Or je ne le vois pas comme ça du tout : je suis sûrement une personne compliquée, tu l’es peut être aussi cela dit mais ma situation est parfaitement claire, ma gestion de crise peut être un peu moins j’en conviens. Je suis seule (parfois trop) mais je me retrouve enfin, moi la va-nus-pieds avec ses clochettes aux chevilles et ses bagues à chaque doigt, la bohémienne avec ses robes interminables et ses rêves plein la tête, l’enfant de la mer qui a besoin de la savoir toujours là pour aller bien. La tête dans les étoiles et les pieds dans l’écume, voilà qui me va bien. Rien n’est jamais compliqué pour moi, mais tout est intense, entier, passionné. Pas de tiédeur, pas de demi-teintes, que du sans filtre, du vrai, toujours. 

Je te veux dans mon monde tellement fort, si tu savais. Tu as un drôle d’effet sur moi : pas de papillon, non, pas de souffle coupé mais un calme intérieur incroyable, comme les vagues, tu as le même effet que l’océan sur moi, comme une évidence. Voilà, tu es mon évidence, c’est très étrange à expliquer et assez flou à comprendre, mais je veux que tu viennes dans mon monde, toi, ta voix douce, ton calme, ta maturité. Tu m’étonnes par tant d’aspects, dans chacun de nos échanges, tu es certainement l’adulte dans notre relation et ça fait partie de ton charme. 

Si je te dis tout ça en vrai, tu vas encore me répondre que « c’est compliqué » mais ça ne l’est pas, tellement pas. Je te propose juste de faire un bout de chemin ensemble, toi le calme et moi la furie, je veux qu’on partage de chouettes instants, qu’on se fabrique de beaux souvenirs, qu’on collectionne les jolis moments. Pas de promesse, pas d’engagement, que du beau, que du magique, du palpitant, du qui coupe le souffle et qui fait vibrer l’âme, tout ce qui habite cet univers parallèle peut être à nous si on le souhaite. Danser dans tes bras, rire aux éclats m’enivrer de ton odeur, oublier les autres, oublier tout le reste, simplement être heureux tous les 2, être heureux l’un pour l’autre, être heureux l’un avec l’autre peut être.

Viens collectionner les jolis moments avec moi. Suis moi dans ma folie.

« Je devrais vous parler

Je devrais arriver

Ou je devrais dormir

J’ai peur que tu sois sourd

J’ai peur que tu sois lâche

J’ai peur d’être indiscrète

Je ne peux pas vous dire que je t’aime, peut être »

F. Hardi pour Message Personnel

ma déclaration

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