La vie de la Tribu

Accouchement et séjour post-partum, que choisir ?

bidon

Au début de cette deuxième grossesse, je savais ce que je voulais : un accouchement physiologique en plateau technique et rentrer à la maison aussi vite que je l’avais quittée ! Ce programme nous plaisait beaucoup, et nous avons cherché une sage-femme qui préparait à ce genre d’accouchement, il y en a 2 dans mon département : c’est peu mais au moins il y en a ! Elles officient à 70 bornes de chez moi, aoutch, c’est loin et le plateau technique est là bas aussi :/

Bon, on cherchait déjà à déménager, et la région où tout ce petit monde travaille nous plaisait bien, alors on ne sait pas affolés et on a essayé de trouver à loger là bas, avant septembre pour pouvoir se concentrer sur les préparatifs rapidement. Malheureusement le temps a avancé (à la vitesse de l’éclair) et nous n’avons pas déménagé.

Dans l’entre-fait, nous avons visité l’école de notre village pour l’inscription de Mini, il l’a adoré et nous l’aimons aussi car elle a un super parcours de motricité, des cours bilingues français/breton (la maîtresse de la classe bretonne connait la LSF aussi) des enseignants à l’écoute, une souplesse quant à la sieste, et c’est l’école publique ! Dans le même intervalle, l’état de Mini est devenu inquiétant et notre parcours du combattant a débuté. Nous avons donc pris la décision de rester dans notre « coin » pour conserver nos professionnels de santé. A partir de ce moment, j’ai très clairement oublié que j’étais enceinte et je me suis focalisée sur Mini : les rendez-vous médicaux, les sorties à l’accueil parents-enfants, les promenades au parc, les soirées de « papouilles » pour calmer ses angoisses, etc… Tout ce qui peut l’aider à avancer et à se canaliser est devenu ma principale quête ! Le problème c’est que tout ça est terriblement épuisant, et il a fallu que mon corps lâche pour que je me souvienne que je fabriquais un autre petit humain.

Du coup, on s’est retrouvé fin novembre, débutant un troisième trimestre de grossesse douloureux, et souhaitant rester idéalement dans notre commune ou dans notre communauté de communes (qui vient de s’étendre considérablement en ce début d’année d’ailleurs) afin de ne pas trop bouleverser Mini et ses habitudes. Nous avons cherché un nouveau logement, difficile à obtenir, alors nous avons choisi de rester dans notre maisonnette à condition de pouvoir l’aménager ; la proprio nous a dit qu’on ne pouvait pas retirer les armoires (alors nous voilà avec des minis chambres de 6.50m² encombrées par d’énormes armoires) L’aménagement étant compromis, nous cherchons de nouveau à partir (on part, on part plus, on part ; c’est finalement très normand comme décision :p)

dodo

Etant sûrs de rester par ici, je me suis décidée à 34 SA à appeler une sage-femme, j’ai fait simple, celle de mon patelin, qui s’était déjà occupé de nous pour Mini, et je me suis inscrite à la maternité, tout pareil : la même qu’il y a 3 ans, parce qu’à proximité. Je ne suis pas déçue outre-mesure car j’ai plutôt un bon souvenir de mon premier accouchement, bien que tout ne fusse pas parfait. Du coup, j’ai quelques exigences pour me rapprocher de mes souhaits initiaux : une préparation orientée vers une bonne gestion de la douleur afin que j’ai l’accouchement le plus naturel possible, et surtout une Hospitalisation à Domicile pour ne pas rester à l’hôpital. Pourquoi une HAD me demandera tu ? Eh bien, pour commencer, on ne se repose pas vraiment à l’hôpital, on est dérangé constamment et soumis à des horaires qui ne sont pas les nôtres ; mais surtout, je ne veux pas laisser Mini « seul » à la maison, ça générerait une grande angoisse pour lui et j’ai peur qu’il en veuille à son petit frère de m’avoir empêcher d’être avec lui. Je ne m’inquiète pas pour l’intendance de la maison car ma Belle-Mère vient passer quelques jours avec nous pour nous aider à accueillir ce nouveau petit.

Ces derniers jours, mon état s’est pas mal dégradé, ce qui joue beaucoup sur ma patience, et les crises de Mini sont de plus en plus fréquentes et difficiles. Alors, pleine de culpabilité, je me surprend à envisager de rester à l’hôpital pour me reposer, loin de cette agitation constante et me centrer sur ce nouveau bébé auquel j’ai quand même très peu penser ces 8 derniers mois. Tellement peu qu’en fait, rien absolument rien n’est prêt pour l’accueillir, ni sa chambre, ni son berceau, même ma valise n’est pas prête. En écrivant tout ça, je réalise à quel point c’est triste, on ne s’est pas vraiment réjoui de cette grossesse, on l’a juste mise de côté à cause d’un vilain grain de sable qui est devenu rapidement château gigantesque qui occupe toute notre vie. Je réalise que mon accouchement m’échappe complètement et plus le terme approche et plus je me dis que je vais accoucher comme la dernière fois : synto, péri, et séjour désagréable. Je m’en réjouirai presque, histoire de bénéficier de 3 jours de pseudo tranquillité sans cris, sans coups, sans sollicitation permanente mais d’un autre côté comment laisser Mini sans son (interminable) câlin du soir qui canalise ses angoisses, sans sparring partner pour les exercices de respiration qui stoppent les crises, « seul » avec Maxi qui n’a plus de patience et qui avoue lui même ne plus pouvoir regarder Mini dans cet état. Je sais que Belle-Maman sera là pour gérer plein (trop) de choses et saura s’occuper parfaitement de mes chéris, mais je ne peux m’empêcher de culpabiliser et du coup je suis coincée là, le cul entre 2 chaises !

calin

2 commentaires

  • Cécilie

    Si tu ne penses pas pouvoir te reposer chez toi, tu devrais plutôt « profiter » de la maternité. Forte de ta première expérience là-bas, tu sauras t’imposer pour ce qui est évitable. Mais si tu tiens au câlin du soir par exemple, tu mets les choses au clair avant l’accouchement, pour être sûre de n’avoir rien d’autre à gérer que ce câlin.

    Je suis rentrée jour J, mais avec la garantie que je ne toucherais pas à la cuisine, au ménage, au bain etc, si je ne me sentais pas de le faire. Avec aussi la garantie que l’aînée ne soit pas « à ma charge » pour que je me concentre sur bébé et mes suites de couches. Par contre je ne me voyais pas dormir loin de chez moi (l’hôpital m’angoisse terriblement), je ne me voyais pas ne pas voir ma grande à volonté, ou la laisser voir le bébé à volonté, etc. Il a fallu trouver un juste milieu mais tout ça a été établi avant. Sinon c’est ingérable.

    Bon courage <3

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